Filer au-delà de la cellulose
afin de créer les besoins de demain.

 

 

Comité de citoyens

Rencontre du 26 février 2015

19 h 00 à 21 h 00

Compte rendu

Présences 

Citoyens : Bryan Gilles, Luc  Millette, Michaël Béland, Julie Grimard, Anik Robillard, Éric Lemery

Municipalité : Carol Danis (conseiller municipal) et Francis Masse (inspecteur)

FCS : Marco Veilleux (v.p. dév. des affaires et projets statégiques), Alain Dubuc (directeur des opérations), Eddy Piegay (superviseur environnement)

 

 

1.       Mot de Marco Veilleux

Remerciement de M. Veilleux aux participants et distribution de l’ODJ ainsi que de la Charte du comité

2.       Présentation des personnes présentes

a.       Motivations

b.      Attentes

Participant

Motivations/Préoccupations

Attentes

Carol Danis

Ce qui sort des cheminées et les odeurs

Avoir des réponses aux questions car depuis 1950 aucune compagnie ne l’a fait

Julie Grimard

Odeurs dérangeantes pour elle à l’occasion mais surtout dérangent sa clientèle à l’automne (propriétaire du verger croque-pomme)

Amélioration au niveau des odeurs

Luc Millette

Les résidents de Thurso ont toujours vécu avec cette senteur et veut aider à trouver des solutions

Heureux que Marco et son équipe cherchent des solutions

Éric Lemery

 

Veut s’assurer que l’usine progresse

Anik Robillard

Maman de deux enfants (11 mois et 15 ans) et de retour à Thurso depuis 4 ans. Les odeurs sont un problème quotidien. Préoccupée au niveau des risques pour la santé malgré l’étude de Sanexen

 

Brian Gilles

Préoccupé par les odeurs

Première fois qu’une compagnie essaie de régler le problème

Michaël Béland

Préoccupé par la santé de ses enfants

Rassuré par sa première rencontre avec la compagnie cependant demeure encore des préoccupations

Trouve l’idée du comité intéressante.

Aimerai avoir accès à plus d’informations

Eddy Piegay

 

Établir un bon dialogue avec les citoyens être  présent et à l’écoute

Alain Dubuc

 

La compagnie doit être un bon citoyen corporatif

Marco Veilleux

Démystifier les rumeurs qui courent sur les émissions de l’usine

Orienter le travail sur le dossier des odeurs selon les recommandations du comité

 

Q  J. Grimard : Allez-vous pouvoir nous expliquer pourquoi on en est toujours là avec les odeurs malgré les meilleures technologies qui existent ? Pourquoi les différentes compagnies ont fait les mauvais choix depuis si longtemps ?

 

R M. Veilleux : Comme la société le secteur des PP évolue avec le temps et la réglementation reflète cette évolution. Dans les années 50, réglementation minimale pour les émissions dans l’eau, l’air, GNCD et GNCC (explication des acronymes). Dans les années 90, introduction de nouvelles technologies et amélioration de la qualité des eaux rejetées par les usines (traitement secondaire). Cependant à ce moment on commence à générer des boues biologiques provenant du traitement secondaire et début de l’enfouissement (explications au niveau de la division du site d’enfouissement et de la performance des cellules). La cellule 3 était trop grosse et générait beaucoup d’odeurs (fermentation des boues). Aujourd’hui les cellules sont conçues pour un maximum de 18 mois. Au début des années 2000, nouvelle évolution de la société et du secteur papetier avec une emphase accrue sur la qualité de l’air. Donc, tout ce qui s’est produit pour améliorer la qualité de l’eau se produit actuellement pour l’air. En Kraft l’odeur de l’usine était beaucoup moins préoccupante, la problématique était surtout le site d’enfouissement des boues. Il y avait alors des essais pour l’épandage mais comme on traite également les eaux usées municipales cette solution n’a pas fonctionné. La Cogen et le projet de brûler les boues apporteront une grande amélioration. En plus, dans le projet de dissolving (procédé qui n’ajoute pas de produits chimiques mais apporte des changements au niveau de la cuisson) il y a un facteur qui n’a pas été identifié initialement et c’est la génération de gaz par l’évent 701 lors de l’étape de chauffage des copeaux de bois avec de la vapeur d’où le projet de 4 millions, pour les récupérer et les brûler, que nous avons complété à l’automne. Il y a également des gaz que l’on incinère dans une chaudière depuis plusieurs années et pour bien les brûler on doit avoir une température minimale de 500°C. Ce n’était pas le cas à l’automne durant une courte période après l’arrêt d’octobre dernier. On a corrigé le problème. On peut dire qu’avec ces actions on revient à une usine plus similaire à du Kraft au niveau des odeurs.


 

 

M. Veilleux présente le sommaire du plan d’action odeurs qui est le résumé d’un plan extrêmement détaillé et explique également ce que sont les condensats. Il conclut en précisant que nous sommes confiant qu’il va y a voir encore des améliorations et qu’on n’a pas fini.

Distribution du bilan annuel de conformité et présentation de divers tableaux

Q : Il semble que l’usine de trois Rivières sent moins quand on passe sur l’autoroute 40 ?

R : A. Dubuc : L’usine est plus petite. Il faut également tenir compte de la direction des vents qui peuvent donner l’impression que ça sent moins et il y a aussi le procédé dont il faut tenir compte.

Q : Dans le rapport on voit toutes sortes d’usine. Quelles sont les usines de cellulose ?

R : M. Veilleux : Il n’y a pas d’autre usine de cellulose mais en terme de procédé les  comparables sont Domtar à Windsor et St Félicien. Nous sommes la seule usine de cellulose. L’usine de Latuque nous ressemble car elle fonctionne en batch. Nous pourrons envoyer un tableau sommaire

Q : Pouvez-vous nous éclairer sur les chiffres du tableau de l’annexe 7 ?

R : M. Veilleux : Nous allons y revenir avec l’étude de modélisation. Nous vous montrons le bilan pour vous faire voir l’ampleur de la réglementation et des tests contrôlés par le MDDELCC

Q : Pourquoi les unités sont différentes ?

R : M. Veilleux : On va vous simplifier le tableau

Q : Si on a des questions particulières ?

R : M. Veilleux : On va passer au travers de la charte et ensuite on verra comment on traite des questions


 

 

3.       Discussion sur le fonctionnement du comité - Présentation d’une ébauche de la charte

 

FORTRESS CELLULOSE SPÉCIALISÉ

COMITÉ CITOYEN

CHARTE DU COMITÉ

 

Mission:

Supporter les  actions d`amélioration continue du point de vue de réduction des odeurs

(nous vous demanderons votre collaboration à ce sujet)

Vision:

Répondre aux interrogations des citoyens de Thurso et assurer une bonne communication des initiatives de l’entreprise

(Si vous avez des interrogations, on y répond et on veut vous tenir informés)

 

Membres:

Bryan Giles, citoyen

Luc Millette, citoyen

Michaël Béland, citoyen

Julie Grimard, citoyenne

Anik Robillard, citoyenne

Éric Lémery, citoyen

Benoit Lauzon / Carol Danis, conseil municipal

Francis Massé, employé municipal

Marco Veilleux, FSC

Alain Dubuc, FSC

Eddy Piegay, FSC

 

Fréquence:   Le comité se rencontrera une fois par trimestre (quatre fois par année).

(est-ce que l’on se rencontre en juin, juillet et août?)

Invités:    Le comité pourra choisir d’inviter des participants additionnels à certaines rencontres. (Si vous nous demandez des informations par exemple au niveau de l’échantillonnage on pourrait inviter un expert)

 

Portée:    Dossiers et information non stratégique qui touche les relations entre les citoyens et l`entreprise

Date de création du CC: 26/02/2015

 

Objectifs 2015

Communiquer le plan d`actions 2015 et assurer le suivi de réalisation

(Par exemple un tableau sommaire avec des dates)

Diffuser l`information technique pertinente supportant les objectifs 2015

(Qu’est-ce qui motive le plan d’action)

Permettre l`établissement d`un canal de communication fluide entre les citoyens et l`entreprise

(Nous voulons que vous soyez à l’aise de poser des questions)

Transmission de l’information à la communauté

 

4.       Planification d’une visite d’usine pour les membres du comité

La visite pourrait se faire le 4 mai. . Il faut faire la visite tant qu’il fait clair alors on commence par l’extérieur vers 18h00 et on finit en dedans

5.       Retour sur l’assemblée publique du 27 janvier

Dépôt du rapport de modélisation et du rapport de Sanexen.

Concernant la modélisation, le devis de SNC Lavallin est approuvé par le MDDELCC et représente le scénario catastrophe sur lequel on doit extrapoler. Par la suite Sanexen a fait une évaluation en comparant avec les différentes normes.

Présentation du rapport :

 

L’échantillonnage des sources est fait par une firme indépendante, tout comme la modélisation. Les conditions sont dictées par le MDDELCC. À la page 3i, 3ème paragraphe on parle de «Modèle de dispersion AERMOD» qui est un modèle reconnu pour ce genre d’études.

Ensuite, à la page 22 on représente 2 scénarios, celui du MDDELCC et le scénario de FCS. En fait ce sont les scénarios avant et après le projet d’octobre. Donc le tableau 6 représente la situation actuelle.

Selon la figure 4 le point PC 10 représente l’évent des lessiveurs.

Les courbes Isobares des PM 2.5 à la figure 8 en jaune représentent les concentrations de PM 2.5 qui pourraient  être attribuables à l’usine en différents lieux selon le pire scénario. Cependant selon la réglementation et les normes ça ne pose pas de problème.

À la page 33 on a la liste des récepteurs sensibles.

 

Q : M. Béland : Est-ce que ça comprend les niveaux de fond ?

R : M. Veilleux : Pour les PM 2.5 le niveau de fond est d’environ 5 et ce n’est pas inclus sur les Isobares. Cependant, avec les travaux de modélisation et le travail de la toxicologue on voit que ça ne pose pas de problème pour la santé.

Nous sommes également normés sur beaucoup d’autre paramètres tels l’eau et différentes sondes de mesure. Tout dépassement est rapporté au ministère (Voir le site de Radio Canada et le reportage sur l’usine de Résolu à St Félicien où il y a une perquisition  de la GRC). Dans le cadre de la loi 89 les dirigeants ont des responsabilités personnelles au niveau environnemental.

Sur le site du ministère on a une SAP de 10000$ pour l’été passé mais on la conteste.

 

Q : Pourquoi vous contestez ?

R : M. Veilleux : La logique d’une SAP est que si tu as un problème et que tu ne veux rien faire pour le régler alors tu reçois une SAP. Nous on conteste car les SAP sont réservées aux

entreprises délinquantes qui ne veulent pas se corriger. Notez que l’on conteste le timing et le processus mais pas le dépassement.

 

Q : Sanexen s’était pour vérifier l’aspect santé. Pour le moment au niveau toxicologique vous n’avez pas de plan d’action, c’est juste au niveau des odeurs.

R : M. Veilleux : Exact, cependant on a été avec des experts et il ne faut pas oublier que l’on respecte les normes qui sont également là pour protéger la santé.

 

6.       Dépôt de l’étude de la ville de Thurso

M. Carol Danis dépose l’étude de la ville mentionnant que la municipalité a procédé à un échantillonnage en trois différents points de la municipalité soient : l’hôtel de ville, le terrain de soccer et un point sur la rue Chartrand. La firme EXP mentionne qu’il y a du benzène.

Messieurs Danis et  Masse font des copies du rapport pour l’ensemble des membres de l’assemblée.

L’étude est consultée brièvement et différents points concernant la méthode d’échantillonnage, le but et la finalité sont soulevés. Fortress prendra connaissance de l’étude et circulera ce qui en ressort.

7.       Point sur l’évolution des initiatives à l’usine

a.       Projet d’échantillonnage

Il faudra parler de la poussière lors de nos prochaines rencontres.

Nous circulerons un protocole d’échantillonnage

 

b.      Principales initiatives 2015

Équipe résolution problèmes d’odeurs (voir sommaire)

 

 

Q : Qu’en est-il du bruit ?

R : M. Veilleux : Dans l’étude d’impact de la Cogen il était question de faire un rapport sur le bruit généré par l’usine suite à l’ajout de cet équipement. On peut envoyer cette étude pour consultation. La Cogen n’a aucun impact sur le bruit global de l’usine aux limites de la propriété.

Commentaire A. Robillard : Beaucoup de bruit généré par les convoyeurs à bois et les scies de Lauzon. Il y a une ligne téléphonique pour faire des plaintes à Lauzon.

 

Q : Pourquoi la nouvelle senteur nous prend à la gorge ?

R : M. Veilleux : Lorsque l’on récupère nos gaz et qu’ils sont brulés correctement, l’odeur provient de la pré-hydrolyse  (odeur de café brulé). En fortes concentrations les gaz peuvent provoquer des irritations mais on a capté la source responsable (évent 701). On a deux sources pour bruler les gaz : Four à chaux et chaudière à écorces. Lors des séquences de transfert des gaz on a environ 15 minutes de gaz qui partent à l’atmosphère. Une des actions du plan d’action odeurs est de régler les problèmes de GNCC.

 

Q : La liqueur noire ça existe encore ?

R : M. Veilleux : Oui, la liqueur blanche sert à dissoudre  le bois et ça donne la liqueur noire à 3 ou 4% de solides. Il faut alors évaporer cette eau pour concentrer la liqueur noire et c’est ce qui entre autre provoque la production de GNCC.

 

Q : Les boues sont gelées en hiver mais au printemps il y a des gaz qui s’échappent ?

R : M. Veilleux : Oui, ces gaz proviennent de la fermentation des boues. En hiver l’activité bactériologique est moins importante il y a moins de gaz produits.

 

Q : Y a-t-il une possibilité de récupérer les sucres du bois ?

R : M. Veilleux : Oui, mais c’est un gros projet et pas avant trois ou quatre ans.

 

Q : Les odeurs proviennent donc de trois sources ?

R : M. Veilleux : Oui mais on voudrait que dans le futur ça ne soit plus un sujet de discussion. En passant on veut en profiter pour tuer le mythe que l’on prend les résidus de fosses septiques d’Épursol. On a traité du lixiviat d’écorce qui provenait d’un site du MTQ.

 

Q : M. Béland : C’est quoi la couleur sur le bâtiment des lessiveurs ?

R : M. Veilleux : C’est un déversement de liqueur noire qui est survenu le 6 février et que l’on a déclaré au MDDELCC.

 

 

 

 

Q : Pourriez-vous nous informer sur ce genre d’événements ?

R : M. Veilleux : Oui on pourrait le mettre sur le tableau de la ville qui va être installé en avril.

 

8.       Comment communiquer l’information à la communauté

Q : Comment allez-vous vous assurer de transmettre l’information ?

R : M. Veilleux : On ne peut pas publier ou diffuser de rapport par contre, dans le Thursolien on pourrait dire que les minutes du comité citoyen sont disponibles via un site Web par exemple.

 

Q : Si c’est un site Web uniquement il n’y aura pas un gros pourcentage de visites. Il doit également y avoir le Thursolien ou deux fois par année émettre un communiqué et évaluer si il doit y avoir un envoi postal.

R : M. Veilleux : On peut dire qu’on a eu une rencontre dans le Thursolien et inviter à visiter le site Web. Un envoi postal serait aussi pertinent.

 

Q : Pour la réduction des odeurs vous pourriez mettre un tableau

R : M. Veilleux : On peut mettre un tableau mais avec une nuance, il est difficile de publier des chiffres. En tant que membres du comité vous aurez accès à plus d’information.

R : A. Dubuc : On peut indiquer l’évolution des actions en pourcentage de complétion

 

9.       Date et lieu de la prochaine rencontre

Date              À déterminer 

Lieu :            Hôtel de ville

10.   Varia

·         Nous (Fortress) faisons parvenir les minutes de la réunion.

·         Les questions sont adressées à E. Piegay. Son courriel sera fourni

·         Définir les dates des séances d’information

·         Envoyer le suivi du plan d’action odeurs aux 4 à 5 semaines

·         Prévoir la construction d’un site Web en Français

·         Avertir la population lors de la mise à l’essai du Plan de Mesures d’Urgences

·         Transmettre aux membres du comité l’étude d’impact  sonore

·         Transmettre un tableau sommaire du bilan annuel de conformité

·         Aborder le sujet de la poussière lors des prochaines rencontres

·         Circuler ce qui ressort de l’étude de EXP

 

 

Minutes de la rencontre du 26 février 2015